Une autre forme du génocide, de l'esprit de génocide, et de son déni.

Ce fichier est composé d'un article du réseau " Sortir du nucléaire ", au sujet de la Polynésie française, une colonie française dévastée par les essais nucléaires de l'armée française, et dont la population est peu à peu anéantie par les radiations, et de deux passages recopiés sur l'Internet, ayant trait au Juge Jacques Gondran de Robert, qui exerce l'aide aux polynésiens en difficulté en France. Le juge Jacques Gondran de Robert est celui chargé d'évaluer la légalité des statuts de l'association Codeig, antigénocidaire.

 

Réseau Sortir du nucléaire

18 mai 2005

Essais nucléaires français en Polynésie.

Essais nucléaires : Moruroa e Tatau affirme détenir des "preuves accablantes" de retombées radioactives très fortes sur les Gambier en 1966.

17/05/2005 - Tahitipresse -

"Les retombées du premier essai nucléaire français dans le Pacifique, le 2 juillet 1966, ont été 140 fois plus fortes que dans la zone interdite de Tchernobyl", ont affirmé mardi à Tahiti les responsables de l'association Moruroa e Tatou, qui ont présenté des "documents inédits" révélant les conséquences des essais aériens sur l'archipel des Gambier.

Roland Pouira Oldham, président de l'association "Moruroa e tatou" et Brunot Barillot, chercheur et directeur de "l'Observatoire des armes nucléaires", sont convaincus d'avoir désormais en main des documents qui vont permettre aux habitants des Gambier (Sud-Est de la Polynésie française) d'entreprendre des démarches juridiques qui leur donneront toutes les chances d'obtenir réparation de l'Etat français. Il s'agit de rapports d'origine militaire sur les missions d'observation envoyées aux Gambier, notamment après le premier tir du 2 juillet 1966.

Des "mesures effarantes" de radioactivité.

Ainsi, le navire militaire "La Coquille", du "Service mixte de contrôle biologique", aurait été dépêché aux Gambier du 2 au 8 juillet "pour étudier la situation". Cité par Brunot Barillot dans la revue "Damoclès", éditée par le "Centre de documentation et de recherche sur la Paix et les conflits", le "rapport secret" du docteur Philippe Million, en date du 10 juillet 1966, fait état de mesures de radioactivité que Brunot Barillot qualifie d'"effarantes". Par exemple, le 6 juillet, une radioactivité 666 fois supérieure à la normale aurait été observée sur de la salade non lavée, restant 185 fois supérieure à la normale sur de la salade lavée. Deux jours plus tard, le 8 juillet, "après des pluies abondantes de plus de 12 heures", des échantillons prélevés dans les sols révélaient une radioactivité "plus de 50 fois supérieure à l'activité naturelle d'un sol sédimentaire".

"Il sera peut-être nécessaire de minimiser."

Dans son rapport, le Dr Million révèle aussi que malgré ces résultats "aucune mesure d'interdiction n'est envisagée", et il note que "la population tahitienne est parfaitement inconsciente, insouciante et ne manifeste aucune curiosité". Selon le médecin, le seul à avoir pris conscience de la situation véritable est le capitaine du "Service mixte de sécurité radiologique" (SMSR): "par honnêteté, il s'inquiète pour les gosses du village qui marchent pieds nus et jouent par terre".

Damoclès cite encore la conclusion du Dr Million: "Il sera peut-être nécessaire de minimiser les chiffres réels de façon à ne pas perdre la confiance de la population qui se rendrait compte que quelque chose lui a été caché dès le premier tir".

La revue produit de plus une série de reproductions de documents estampillés "confidentiel défense", qui semblent révéler la réalité des retombées des essais nucléaires aériens les Gambier.

Une requête des habitants des Gambier

L'association Moruroa e Tatou, qui avait réservé aux habitants des Gambier la primeur de ces révélations, annonce que "Madame le maire et les habitants des Gambier, soutenus par l'association des vétérans des essais nucléaires et par l'observatoire des armes nucléaires, ont décidé de déposer une requête auprès du ministre de la Défense pour que soient rendus accessibles aux requérants toutes les informations et documents leur permettant d'appréhender les conséquences sur leur santé et celle de leur descendance des essais nucléaires pratiqué en Polynésie française."

Selon Roland Oldham, les habitants des Gambier s'expliquent mieux aujourd'hui le "fort taux de mortalité infantile, les nombreux cas de fausses couches et les décès de nouveaux nés" qui se sont produits aux Gambier dans les années qui ont suivi les essais aériens.

 

 

Associations des amis de la Polynésie française (AAPF)

L'association a pour objectif principal de maintenir et de renforcer les liens qui unissent les métropolitains aux polynésiens en apportant à ceux d'entre eux qui sont en difficulté en métropole, aide et soutien.

Président : Jacques GONDRAN de ROBERT
Péniche du Cercle de la mer - Quai Branly
Port de Suffren
75007 Paris
Tél : (00 33) 01 30 56 33 06
Lundi au vendredi 10h-12h/14h-18h
Mail : aapf.paris@wanadoo.fr
http://perso.wanadoo.fr/aapf.paris/

 

A PARIS - LES AMIS DE LA POLYNESIE FRANCAISE

Association culturelle
Edite le journal "L'écho du Lagon"
Président : Jacques Gondran de Robert
Cercle de la mer
Quai Branly - Port de Sufren
75007 - PARIS
Contact : René ANQUETIL Tél. 01 30 56 33 06
émail : aapf.paris@wanadoo.fr
Site Internet : http://perso.wanadoo.fr/aapf.paris
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